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FR

À la suite de ses études aux Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Michel François, de Tianjin (Chine) et de Bruxelles (La Cambre), Mali Arun développe un travail situé entre la fiction, le cinéma documentaire et la vidéo d'art qui questionne à la fois les espaces en marges, en mouvements ou en conflits. Elle observe aussi le corps, ses géographies, ses désirs et ses contradictions. Elle interroge la façon dont l'Homme en exil arpente des zones de passages et de frontières, transforme l'espace, le paysage vierge en territoire, en construisant, en se l'appropriant. Elle explore les croyances, les rituels et les mythes dont les hommes se nourrissent pour vivre et survivre. D'origine chinoise, turque et allemande, son regard sur le monde se nourrit de différentes cultures, et se construit sur une porosité évidente, entre différentes sphères, qui se retrouve au cœur de sa pratique et des questions qui l'habite. Elle présente ses films dans de nombreux festivals de cinéma, dont Clermont-Ferrand, Cabourg, St. Petersbourg, Pantin, Cinémathèque française, Visions du Réel à Nyon, Festival Tous Courts d'Aix-en Provence où elle obtient le Prix du Jury, Le coup de coeur du jury au Festival Point Doc ou encore la Mention Spéciale au Festival de Contis. Elle vend ses films à Arte et au programme Le Radi. Elle réalise une vidéo pour la collection La première Image commandité par le CNAP et le G.R.E.C. Elle expose son travail lors d'un Solo Show à la galerie T66 à Freibourg en Allemagne ainsi qu'à la Villa Emerige en 2017 et au Salon de Montrouge en 2018 où elle obtient le Grand Prix du Jury. En octobre 2019 elle présentera une rétrospective de son travail lors d'un solo show au Palais de Tokyo avec la collaboration de Claire Moulène. Elle réalisera également des vidéos pour la prochaine création musicale de l'Orchestre National de Jazz. En 2018 elle réalise trois films. Deux court-métrages de fiction dont un commandité par Le Bal, et un long-métrage documentaire sélectionné à Visions du Réel à Nyon en compétition internationale. Elle travaille par ailleurs pour le CNC en tant que lectrice. Elle étudie également la musique baroque à travers le chant et le piano et apprend différentes langues comme le chinois, le polonais, le rromani...

EN
After studying art in the Beaux-Arts de Paris (school of fine arts) in Michel François’s studio, then in Tianjin, China, and at La Cambre (school of visual arts) in Brussels, Belgium, Mali Arun began developing a work situated between fiction, documentary cinema, and video art that questions both spaces in their margins, movements, or conflicts. She also observes the body, its geographies, its desires, its contradictions. She interrogates how people in exile tend to survey passageways and border areas, how they transform spaces, unspoiled landscapes in a territory either by building or by appropriation. She explores beliefs, rituals, and myths that nourish and allow people to live and survive. With her mix of Chinese, Turkish, and German heritage, her outlook on the world is quite naturally multicultural; clearly porosity has aided her development and openness to the different spheres that are at the heart of her practice and the issues that intrigue her. She shows her films in numerous film festivals, including those in Clermont-Ferrand, Cabourg, Saint Petersburg, Pantin, the Cinémathèque française, Visions du Réel in Nyon, Festival Tous Courts in Aix-en Provence where she received the jury’s award, Le Coup de Coeur at theFestival Point Doc, as well as a special award at the Festival de Contis. She sells her films to Arte and to Le Radi (now the Extracourt short film program). She made a video for the La Première Image collection which was ordered by the CNAP and the G.R.E.C. She has shown her work in a solo show at the T66 gallery in Freibourg, Germany, as well as at the Villa Emerige (2017), and the Salon de Montrouge (2018) where she was awarded the jury’s grand prize. In October 2019, she will present a retrospective of her work in a solo show at the Palais de Tokyo (Paris) with the collaboration of Claire Moulène. She will also be making videos for the next musical creation of the Orchestre National de Jazz. In 2018, she made three films: two fiction short films, one of which was an order from Le Bal, and a feature-length documentary selected at Visions du Réel in Nyon in 2019 where she won the Sesterce d’or award, best film in the Burning Lights competition. She also works for the CNC as a reader. Her leisure interests extend to studying Baroque music (vocal and piano), and to learning other languages, for example Chinese, Polish, and Romani.